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Radio Campus France dénonce la baisse du FSER et appelle à la mobilisation.

Radio Campus France dénonce la baisse du FSER et appelle à la mobilisation.

Par Radio Campus France, fédération nationale de 30 radios associatives étudiantes. Les radios associatives, piliers invisibles du service public En France, des centaines de radios associatives animent chaque jour le paysage médiatique, offrant une diversité culturelle, une proximité territoriale et une indépendance éditoriale sans équivalent. Pourtant, leur existence même est aujourd’hui menacée par la proposition d’une baisse de 44% du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER) prévue au budget 2026. Présenté à tort comme une « dépense », ce fonds est en réalité un investissement social, culturel et démocratique dont le retour sur investissement dépasse largement son coût. Des acteur·ices du service public, déjà optimisés au maximum Les radios associatives, comme les 30 stations du réseau Radio Campus, sont des actrices essentielles du service public de l’audiovisuel. Avec des moyens souvent dérisoires, elles forment des milliers de bénévoles et de professionnel·les, produisent des contenus locaux, éduquent aux médias, et donnent la parole à celles et ceux que les grands groupes ignorent ou caricaturent. Chaque euro du budget d’une radio associative est utilisé à bon escient et strictement encadré. Les radios ont souvent des locaux mis à disposition par conventionnement avec les Universités, les CROUS, les mairies ou bien des baux privés peu onéreux et précaires. Les équipes salariées ont des salaires au plus proche des minimas prévus par les conventions collectives, quand bien même de nombreux postes “multi-casquette” multipliant les responsabilités, sont malheureusement souvent sous-évalués et sous-payés, faute de moyens. Les dépenses suivent une gestion rigoureuse au service de l’intérêt général. En bref, des budgets qui relèvent déjà de la survie et ce, depuis des années. Le FSER, un fonds attribué sur la base de critères définis par l’ARCOM Le FSER est un fonds dont l’attribution est conditionnée par des critères d’éligibilité, définis par l’Autorité de Régulation de la Communication audiovisuelle et numérique (ARCOM). Chaque année, pour prétendre à cette aide, les radios doivent fournir le détail de leurs activités afin d’espérer toucher ce fonds. Les contreparties sont encadrées et ce soutien financier, vital à nos radios, ne tombe pas du ciel. Un compte-rendu annuel détaillé témoigne du pluralisme, de la diversité, de notre accessibilité à toutes et tous, du caractère local de l’information que nous produisons, de nos actions d’éducation aux médias et à l’information, des créations radiophoniques originales que nous portons, de notre lien avec le tissus local associatif, culturel, scolaire, et social… Le tout, accompagné d’un budget à l’équilibre. Comment présenter un budget équilibré lorsqu’on annonce retirer la moitié d’une subvention pilier des budgets des radios associatives ? Le FSER : un levier, pas une charge Le FSER n’est pas une subvention passive, mais un levier qui permet à des centaines de radios de jouer pleinement leur rôle social. Pour quelques millions d’euros – une goutte d’eau dans le budget de l’État – il garantit l’accès à l’information, la vitalité culturelle des territoires et la formation de citoyen·nes éclairé·es. Supprimer ou réduire ce fonds, c’est condamner des dizaines de radios à disparaître, c’est priver des millions d’auditeur·ices d’une information de proximité, c’est affaiblir le tissu associatif déjà fragilisé. Un manque à gagner colossal La simple baisse du FSER aurait un coût bien plus élevé que son maintien. Sans ce fonds, ce sont des emplois locaux qui disparaîtront, des formations qui s’arrêteront, des territoires qui se retrouveront sans voix. Des services civiques et des bénévoles privé·es d’une valorisation de leur engagement et d’opportunités professionnelles. Le désengagement de l’État se traduirait par un appauvrissement culturel, une concentration accrue des médias entre les mains de quelques groupes, et une fracture territoriale aggravée. Le FSER, c’est l’assurance d’un service public vivant, diversifié et accessible à toutes et tous. Un appel à la responsabilité collective Nous, radios associatives, ne demandons pas l’aumône. Nous demandons la reconnaissance de notre utilité publique et la pérennisation d’un outil qui, pour un coût modeste, produit des bénéfices immenses pour la société. Le FSER est un choix politique : celui de soutenir un modèle médiatique pluraliste, participatif et ancré dans les réalités locales. Agissons ensemble Il est encore temps d’éviter une catastrophe culturelle et sociale. Nous appelons les pouvoirs publics à maintenir, voire à renforcer, le FSER. Nous invitons les citoyen·nes, les associations, les collectivités locales à se mobiliser pour défendre ce fonds essentiel. Interpellez vos élu·es, signez les pétitions, faites entendre votre voix : le FSER, c’est l’avenir de nos radios, c’est l’avenir de notre démocratie. Retrouvez le kit de mobilisation et plus d’informations sur le site des Locales. Radio Campus France, avec les radios associatives, pour un service public vivant et diversifié.

PLF 2026 : Un cataclysme budgétaire menace les radios associatives françaises

PLF 2026 : Un cataclysme budgétaire menace les radios associatives françaises

Les Locales, rassemblant la Confédération Nationale des Radios Associatives (CNRA) et le Syndicat National des Radios Libres (SNRL), alertent sur la situation d’une gravité sans précédent à laquelle fait face le secteur radiophonique associatif à la suite de la présentation du Projet de Loi de Finances 2026.Une baisse de 16 millions d’euros du FSER, soit - 44 % du budget, menace de disparition plus de la moitié des radios associatives et 80 % des emplois du secteur.Dans un contexte budgétaire contraint, le Projet de Loi de Finances 2026 prévoit une réduction de 16 millions d’euros du Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique (FSER), ramenant son enveloppe de 35 à 19 millions d’euros, soit une baisse de 44 % par rapport à 2025. C’est une nouvelle attaque frontale contre les radios associatives : plus de la moitié d’entre elles pourraient disparaître, et près de 80 % des emplois du secteur seraient menacés.Radios associatives : un pilier du pluralisme et de la cohésion territorialeImplantées dans tous les territoires urbains, ruraux et ultramarins – les radios associatives assurent chaque jour une mission d’intérêt général. Elles informent, éduquent, relient les citoyens, offrent une parole à ceux qu’on n’entend nulle part ailleurs. Elles ouvrent leurs micros aux acteurs du développement de leur territoire et participent activement à l’éducation aux médias, à la vie culturelle et à la démocratie locale.Ces radios non lucratives et pleinement inscrites dans le champ de l’économie sociale et solidaire subissent pourtant les mêmes contraintes économiques que les entreprises : explosion des coûts de l’énergie, de la diffusion, des loyers, des salaires et du déploiement du DAB+. Leur équilibre économique, déjà fragile, ne permettrait pas d’absorber une telle réduction sans provoquer une vague de fermetures irréversibles.Un raz-de-marée social, culturel et démocratiqueCette décision, inscrite dans la trajectoire budgétaire imposée par le Premier Ministre et le Gouvernement, n’est pas une simple mesure d’économie : elle porte un coup fatal à un pilier essentiel de la démocratie, de la culture et de la cohésion territoriale.Plus de la moitié des radios associatives pourraient disparaître dès 2026, et près de 80 % des emplois, soit environ 2 400 postes directs et indirects, seraient menacés. En conséquence pour le paysage radiophonique, cela marquerait un coup d’arrêt brutal au déploiement de la Radiodiffusion Numérique Terrestre (DAB+), dont les radios associatives sont largement partie-prenantes. C’est donc tout un écosystème d’information locale, culturelle et citoyenne qui serait balayé.Aujourd’hui, elles sont menacées d’un véritable cataclysme : un raz-de-marée social et culturel pourrait s’abattre sur tout le pays si cette mesure venait à être adoptée. C’est la survie même d’un modèle unique en Europe, fondé sur la liberté, la diversité et l’ancrage territorial, qui est en jeu.Un signal dramatique pour le monde associatif et culturelCette décision intervient alors que les secteurs associatifs et culturels dans leur ensemble sont déjà étranglés par la baisse du soutien public, notamment des collectivités locales. Elle accentuerait la disparition progressive des acteurs de terrain qui contribuent chaque jour à la cohésion sociale, à la vitalité culturelle et à la participation citoyenne.Dans ce contexte, le réseau Les Locales interpelle solennellement le Gouvernement et les parlementaires : est-il vraiment pertinent, dans un monde où les acteurs de la désinformation investissent massivement les réseaux sociaux, de réduire le soutien aux médias locaux indépendants ?Les Locales appellent :● les citoyen-ne-s, les élu-e-s locaux, les acteurs culturels et les partenairesassociatifs à se mobiliser contre cette coupe budgétaire sans précédent, et àdéfendre le droit à une information libre, de proximité et pluraliste.● les parlementaires à maintenir le FSER au moins à son niveau de 2025, soit 35millions d’euros. Cette enveloppe constitue le seul rempart contrel’effondrement du secteur et la disparition de centaines de voix indépendantessur tout le territoire.● le Gouvernement à revoir sa position et à rétablir un soutien digne del'importance des radios associatives pour notre société.Le SNRL et la CNRA réaffirment leur détermination à agir ensemble pour défendre le pluralisme radiophonique et la liberté d’expression locale. Nous appelons à la mobilisation de toutes et tous — radios, élus, acteurs culturels et citoyens — pour préserver ce bien commun que sont les radios associatives. Nos radios, et à travers elles la voix de milliers de citoyens, ne se tairont pas. Elles méritent d’être entendues, soutenues et respectées.Les radios associatives ne sont pas un coût, mais un investissement pour la Nation. Elles créent de l’emploi, renforcent la cohésion des territoires et garantissent le pluralisme de l’information. Les fragiliser, c’est fragiliser la démocratie.

Les radios Campus en direct du Festival Les Électropicales à La Réunion

Les radios Campus en direct du Festival Les Électropicales à La Réunion

Cette semaine Radio Campus France vous fait voyager au cœur de l’Océan Indien. Avec Radio Coco, Radio Campus Amiens et Radio Phénix, on pose les micros sur l’île de la Réunion pour vous faire vivre le festival Les Electropicales. En dix-sept éditions, les Electropicales s’est imposé comme un rendez-vous incontournable des musiques électroniques, urbaines et bien sûr océaniennes. L’année 2024 a marqué un tournant dans l’histoire du festival qui a accueilli près de 15 000 festivalier.e.s. Radio Coco, dernière radio en date à avoir rejoint le réseau Radio Campus France nous accueille pour nous familiariser avec les musiques traditionnelles réunionnaises et leur renouveau, la scène queer et les artistes locaux programmé·e·s. Tout un programme à découvrir chaque jour à travers trois émissions en direct. Avant de baigner dans l’ambiance du festival Les Electropicales, mouillez-vous la nuque en écoutant le mix Campus Club de la semaine signé Nyna Curtis, DJ réunionnaise, et figure montante sur la scène electro internationale, programmée sur la 17ème édition des Electropicales.   Mercredi 8 octobre (17h/18h)Pour son premier direct, Radio Campus France pose ses micros au théâtre Canter, sur le Campus du Moufia de l’Université de la Réunion et s’intéresse à la scène queer réunionnaise. Pour en parler l’équipe de journalistes reçoit l’association Requeer, les DJ locaux DJ Meg et DJ Fab et vous embarque dans l’ambiance d’une séance de répétition du Cunty Club. Les fondateurices de ce club étudiants d'échange et de performances autour de la Cuntiness nous raconteront les débuts du vogguing sur l’île intense. Jeudi 9 octobre (17h/18h)C’est au domaine La Piscine que Radio Campus France réalisera son deuxième direct autour du renouveau des musiques traditionnelles de la Réunion. Au programme : découverte du digital Kabar, hybride du maloya traditionnel et des musiques d'aujourd'hui, avec Jako Maron et Danyel Waro, immersion dans les coulisses de la résidence entre Rouler Killer, les stars locales de la musique traditionnelle réunionnaise et Andy 4000, DJ montante du dancefloor, mais aussi des interviews du compositeur Nino Theys et du B2B flamboyant entre Andrea et Woreka.  Vendredi 10 octobre (17/18h30) Vendredi, Radio Campus France prend le poul de la 17ème édition des Electropicales avec un plateau en direct du Barachois. En plein cœur du festival, Radio Campus tendra le micro aux artistes programmé·e·s : Jen Cardini, Nyna Curtis et les DJs de la scène alternative avec Equality Hifi, Irie Space et Bongo Dada. Retrouvez toute la programmation du festival Les Electropicales sur le site : www.electropicales.com

Le jour où j’ai été membre du jury d’un concours national de théâtre

Le jour où j’ai été membre du jury d’un concours national de théâtre

Chronique nanciéenne de Justine écrite à l'occasion du Concours national de théâtre organisé par les Crous de France. Justine est journaliste-benévole à Campus FM à Toulouse, elle était invitée à Nancy afin d'intégrer jury final. Récit d'une immersion intense dans le grand bouillon du théâtre contemporain. Combien de rossignols ont ainsi chanté à travers les âges, dans la nuit ? Combien de rossignols humains, confiants et inspirés, sont morts avec cette éternelle et merveilleuse chanson sur les lèvres ? Combien d’autres mourront encore, dans la froidure et dans la souffrance, dans le mépris, la haine et la solitude, avant que la promesse de leur enivrante voix soit enfin tenue ? Combien de siècles encore ? Combien de naissances, combien de morts ? Combien de prières et de rêves, combien de rossignols ? Combien de larmes et de chansons, combien de voix dans la nuit ? Combien de rossignols ? "Désobéir ou Education Européenne" de la Compagnie Maintenant que nous sommes ensemble, d’après le roman de Romain Gary. Récit : Je viens de passer 48h de ma vie à Nancy. Pourquoi Nancy me direz-vous ? Parce qu’à Nancy, le Crous Lorraine organise le Concours National de Théâtre Etudiant et que j’ai eu le privilège d’être mandatée par Radio Campus France pour les représenter en tant que membre du jury cette année. Evidemment, se retrouver jury d’un concours auquel, il n’y a pas si longtemps, on aspirait participer en tant qu’artistes, ça vous trace quelque ride du lion sur le cœur. Mais après tout, si j’ai l’âge et l’expérience d’enseigner le théâtre en école professionnelle d’arts dramatiques, il semblerait que j’ai l’âge et l’expérience de délibérer sur les talents de la nouvelle génération d’artistes. Pendant ces 48h à Nancy, j’ai eu la sensation de réaliser un rêve que je ne savais pas avoir... Car si on y réfléchit bien, si je me retrouve à passer 48h de ma vie à Nancy c’est parce qu’un jour, une crise sanitaire m’a obligé à réinventer mes créativités théâtrales en m’essayant au théâtre radiophonique.... Et de fil en aiguilles, on me propose d’animer le direct d’un plateau radio à la biennale du Théâtre de la Cité à Toulouse ; et d’aiguilles en bottes de foin, on me propose d’animer ma propre émission de théâtre sur les ondes ; et de bottes de foin en champs de blé, les chants des possibles s’offrent à moi par des chemins insoupçonnés... Cœur sur Campus FM ! Ainsi, pendant 48h à Nancy, j’ai eu le plaisir de me faire un mini marathon théâtral en compagnie de personnes formidables pour rencontrer des personnes toutes aussi formidables A la découverte des sujets abordés, j’ai été heureuse de constater que les 4 équipes artistiques finalistes, la Compagnie Imbuvable de Toulouse, la Compagnie Dans la Nuit de Montpellier, le Théâtre Universitaire de Dijon et la Cie Maintenant que nous sommes ensemble de Paris, avaient des choses fortes à nous dire, qu’elles utilisaient le théâtre comme un endroit d’engagement pour parler de féminisme, de montée du fascisme, d’emprise, d’écologie, ou encore de résistance. Je me suis immédiatement sentie proche d’elles, impatiente de découvrir leur façon à elles de les dire, d’entendre et voir ce qu’elles avaient à nous partager avec leurs spectacles respectifs : L’eau dans laquelle on baignait a commencé bouillir, C’est pas l’amour, Des oiseaux de fer, Désobéir ou Education Européenne. Face à cette nouvelle génération d’artistes, je n’ai pas pu m’empêcher de penser : « Mais qu’est-ce qu’elles et ils sont jeunes (eh oui, il est là le p’tit coup dans l’aile !) ! Mais qu’est-ce qu’ils et elles sont engagé.e.s ! Mais qu’est-ce qu’elles et ils sont beaux et belles de cette audace ! » Mais je me suis interdite la platitude que j’ai entendue tant de fois à leur âge : « mais comment vous, si jeunes, vous intéressez-vous à ces sujets là ? » C’était déjà has been en 2013, ça l’est encore plus en 2025 ! Parce qu’elles et eux, si jeunes, n’ont pas d’autres choix que de s’emparer de ce monde qui se distord devant leurs yeux impuissants mais jamais passifs, ils n’ont pas d’autres options que de chanter l’espoir du rossignol pour essayer de sauver ce monde en décomposition, pour essayer de le comprendre, pour essayer de le transformer... Alors, à elles et eux, si jeunes, je n’ai qu’une chose à écrire : merci pour l’espoir, merci pour l’audace, merci pour l’urgence, merci pour les tentatives, merci de créer, merci d’être, merci de « faire ce que vous pouvez pour devenir ce que vous voulez ». Votre courage est terriblement inspirant ! Ainsi, pendant 48h à Nancy, j’ai eu l’occasion de me confronter à ce que la jeune génération d’artistes avait à nous jeter au visage pour nous empêcher de nous ramollir l’espoir et de ternir nos résistances, nous le public et les 9 membres du jury. 9 personnes d’horizons physiques et culturels dissemblables mais toutes et tous réuni.e.s par la même appétence au théâtre. J’ai trop peu entrecroisé certaines, j’ai blagué avec les autres, j’ai pensé le théâtre avec les unes. J’ai pu profiter d’un espace hors du temps uniquement dédié au théâtre allumant le champ des questions sans réponses, des rêves pour demain, des rencontres qui ouvrent les yeux et le cœur. Moi aussi j’ai grandi, j’ai appris, j’ai cherché j’ai compris, j’ai réfléchi, j’ai ri, et je l’ai définitivement fait en bonne compagnie. Ainsi, pendant 48h à Nancy, dont 3h40 de théâtre et 1h30 de délibérations au cours desquelles nous avons échangé dans la bienveillance, le respect et l’émotion, nous sommes toutes et tous arrivées à la même conclusion : le théâtre de demain est déjà là pour devenir celui d’aujourd’hui, il y a des maladresses à gommer, des répliques à ajuster, des scènes à préciser, mais la jeune pousse est là, tenace, prête à être arrosée, à prendre le soleil pour devenir une belle fleur du changement : de monde, de paradigme, de rêve, de demain.... Et alors que le train m’éloigne de plus en plus de l’Est pour me ramener au Sud, il ne me reste plus qu’à chérir ces 48h de ma vie passées à Nancy, infiniment reconnaissante de ce précieux cadeau qui m’a été fait par celles et ceux qui m’ont fait confiance pour les représenter, par celles et ceux qui m’ont accompagnée dans cette aventure, par celles et ceux qui m’ont questionnée, bousculée, émue depuis leur endroit de théâtre. Et alors que le train m’éloigne de plus en plus de l’Est pour me ramener au Sud, je me sens incroyablement chanceuse. Justine T. ANNEZO   Les lauréat.e.s  4ème place : L’eau dans laquelle on baignait a commencé à bouillir, Compagnie Imbuvable (Toulouse) 3ème Prix : Des Oiseaux de fer, Théâtre Universitaire de Dijon 2ème Prix : C’est pas l’amour, Compagnie Dans la Nuit (Montpellier)
 1er Prix : Désobéir ou Education Européenne (adaptation du roman de Romain Gary), Cie Maintenant que nous sommes ensemble (Paris)     Crédits photos : Théo Caillet - Crous Lorraine

Baisses budgétaires : la défense de la diversité culturelle et des initiatives citoyennes est une nécessité !

Baisses budgétaires : la défense de la diversité culturelle et des initiatives citoyennes est une nécessité !

Née dans le contexte de la crise COVID et relancée en avril 2025, la Mobilisation et Coopération Art et Culture (MCAC) s’est imposée comme un espace de mobilisation, de coopération, de veille et de plaidoyer, qui rassemble plus de cinquante fédérations, réseaux et organisations professionnelles du secteur artistique et culturel (→ lire la déclaration d'intention des organisations participantes).​Face aux politiques d’austérité et aux attaques réactionnaires qui fragilisent aujourd’hui l’ensemble du champ associatif et de l’intérêt général, la MCAC appelle à une réponse collective et alerte sur un véritable plan social à bas bruit, qui menace l'ensemble de l'écosystème culturel et artistique en même temps que les droits culturels et les libertés fondamentales. Lettre ouverte de la MCAC à la Ministre de la Culture Madame la Ministre, Nous souhaitons vous entretenir des menaces croissantes qui pèsent sur l’écosystème culturel citoyen et des préoccupations portées par la MCAC – Mobilisation et Coopération Arts et Culture – dynamique collective réunissant une pluralité d’organisations du tiers-secteur culturel. Vous le savez, le champ de la création et de la participation artistique et culturelle se fonde aujourd’hui sur un écosystème constitué majoritairement de structures d’initiatives citoyennes qui travaillent au plus près des territoires. Équipes et collectifs artistiques, lieux, festivals, écoles, radios, médias, et l’ensemble des actrices et acteurs culturels d’intérêt général permettent la diversité des expressions artistiques et culturelles et de la création, portent les droits culturels, décloisonnent leurs actions, inventent de multiples coopérations, favorisent le lien social et la participation des personnes à la vie artistique et culturelle. Alors que nous faisons face à des défis majeurs de transformation écologique, sociale, économique et numérique, de défense des droits fondamentaux et d’approfondissement démocratique et culturel, ces initiatives constituent une force solidaire ancrée dans les territoires. Or, elles sont en train de payer le prix fort d’un désengagement politique du tissu citoyen de proximité alors que le contexte austéritaire inédit s’intensifie. Le décret d’annulation de crédits à hauteur de près de 121 millions d’euros sur les programmes du ministère de la Culture, dont plus de 48 millions d’euros sur les crédits de la création artistique, est une nouvelle coupe catastrophique pour la diversité du secteur. Non totalement assuré en 2025, le FONPEPS n’est pas sauvegardé pour 2026, les arts visuels ne bénéficient d’aucune mesure d’appui à l’emploi, alors que le besoin est manifeste pour lutter contre la précarité et consolider les parcours professionnels et les structures les plus fragiles. Alors que le financement de la part collective du Pass culture reste largement sous-évalué et bloqué pour cette année scolaire, des craintes apparaissent dans les territoires d’une remise en cause des financements d’actions validées. Nous nous inquiétons de la réforme de la DG2TDC, qui subit une saignée préoccupante de plus de 60 millions d’euros avec un effet immédiat de coupe dans les Drac pour les actions d’éducation, de participation et de partenariats culturels territoriaux. Que vont devenir les missions de développement des pratiques de démocratie et de droits culturels ainsi que les politiques culturelles territoriales, d'éducation artistique et culturelle, de solidarités, d’éducation populaire ? Alors que le ministère est engagé dans une nouvelle réorganisation de son administration centrale, cela impacte directement trois directions et délégations (DG2TDC, DGPA, DGCA). Quelles en seront les incidences en centrale et en Drac dans leurs relations avec la diversité des actrices et acteurs des territoires ? Nous sommes par ailleurs très alertés par la circulaire du ministère des Finances sur le PLF 2026 qui annonce 2025 comme un plafond et des demandes d’économie budgétaire pour les ministères et en particulier celui de la culture. Elles viendront directement fragiliser notre tiers-secteur d’utilité sociale. La « Cartocrise culture » à laquelle plusieurs des réseaux de la MCAC participent révèle à ce jour plus de 19 millions d’euros de coupes publiques sur 461 structures ! 12,5 millions pour 370 structures non labellisées et 6,8 millions pour 91 structures labellisées. Plus inquiétant encore, près d'une structure sur deux a subi des coupes de la part d'au moins deux niveaux de collectivités ou plus (données du 16 mai 2025).Du côté des collectivités territoriales, les baisses annoncées aux structures s’accroissent. Nous évaluons à 65,8 millions d’euros les baisses sur les budgets culture déjà décidées par les régions. Nous avons mis par ailleurs en place un observatoire des situations territoriales qui nous permet des remontées régulières et actualisées sur les décisions des collectivités et une vision sur le tissu culturel en crise. Partout les enquêtes mises en place par les réseaux territoriaux démontrent les effets catastrophiques sur l’emploi et les activités proposées à nos concitoyen∙nes. Il nous faut aujourd’hui anticiper les risques et les changements, consolider les coopérations et mutualisations indispensables à la diversité, protéger l’emploi et lutter contre la précarité, en privilégiant le dialogue et les modalités de coconstruction de l’intérêt général. Dans ce cadre, nous sollicitons un rendez-vous collectif avec vous, Madame la Ministre, pour faire valoir nos réalités et nos propositions. Nous demandons le maintien des crédits de la DG2TDC et de la DGCA au soutien de la diversité du tissu culturel d'intérêt général. Nous interpellons contre les approches de concentration, de marchandisation et de mise en concurrence auxquelles seraient contraintes les initiatives citoyennes. Nous demandons que le tiers secteur culturel citoyen soit partie prenante des discussions et des concertations au niveau national et territorial. Télécharger la lettre ouverte ICI.

Radio Coco : la 30ᵉ Radio Campus est réunionnaise

Radio Coco : la 30ᵉ Radio Campus est réunionnaise

En juin 2025, Radio Coco, devient la 30ᵉ radio du réseau Radio Campus France, et la toute première Radio Campus à émettre depuis un territoire ultra-marin de l'Océane indien. Un souffle nouveau dans le paysage médiatique réunionnais, où les radios associatives pensées pour les 18-30 ans sont rares, voire inexistantes. Ce projet est né d'une conviction : La Réunion et les territoires de l’océan Indien peuvent devenir des modèles d’inspiration grâce à leur jeunesse engagée, leur créativité débordante et la richesse de leurs parcours. Radio Coco veut être ce porte-voix. 
La radio s’adresse prioritairement aux 167 368 jeunes âgés de 18 à 30 ans résidant à La Réunion, soit 19,2 % de la population réunionnaise. Elle rayonne également potentiellement bien au-delà, pouvant toucher les 152 millions de francophones du bassin océan Indien et de l’Afrique subsaharienne, qui représentent à eux seuls 47,4 % des 321 millions de locuteurs francophones estimés à travers le monde en 2022.Les jeunesses ultramarines sont souvent méconnues et sous-représentées ; avec Radio Coco, leurs voix, leurs talents et leurs défis prennent désormais toute la place qu'elles mériteraient au sein du réseau Radio Campus. Cette ouverture, cette connexion directe avec leurs homologues de l’autre côté de l’océan, constituent autant d’opportunités de dialogue et d’échange. Basée à Saint-Denis de La Réunion et portée par l’association Electropicales, Radio Coco sera officiellement lancée le 4 avril 2025 sous forme de webradio, disponible sur radiococo.re . Son player sera également relayé sur electropicales.com et radiocampus.fr . Au programme : une grille dynamique avec de l’actualité chaude, tendances musicales émergentes, créations originales proposées par les bénévoles, radio hors les murs et encore bien des surprises. Bienvenue sur Radio Coco, média loin perché max curieux !Infos & programmes www.radiococo.re infos & communiqué de presse ICI  

Les faits divers à la loupe des Radios Campus aux Assises du journalisme

Les faits divers à la loupe des Radios Campus aux Assises du journalisme

🎧🎤 Réécoutez tous les podcasts produits pendant les Assises, à retrouver sur radiocampus.fr & Soundcloud. La 18e édition des Assises du journalisme a ouvert ses portes mardi 11 mars, au Parc Expo de Tours jusqu'à vendredi. Les Radios Campus relancent « La Fabrique », un espace de production composé de deux studios, et espace d’échanges entièrement dédié aux médias associatifs de proximité. Des entretiens, des débats et des chroniques spéciales sur nos plateaux radio à écouter. Une grande rédaction d'une trentaine de journalistes, chroniqueur.se.s, technicien·nes, éducateur.ices aux médias venu.e.s des quatre coins de la France. Avec les Radio Campus de Tours, Montpellier, Paris, Caen (Phenix), Orléans, Toulouse, Grenoble, Rouen, Brest (Radio U), Angers, Lorraine, Radio Pulsar (Poitiers). Avec l'appui de Radio Campus Tours, ce sont des ateliers radios à destination de dizaines de classes de collégien.ne.s et de lycéen.ne.s de Tours qui sont animés et enregistrés. Les Radios Campus vous donnent rendez-vous en direct les mercredi 12 et jeudi 13 mars de 15h à 16h30. Deux émissions, autour des faits divers, l'enjeu central des Assises 2025, et du traitement médiatique des quartiers populaires. Au programme de nos deux grandes émissions : Des rencontres avec des journalistes, des responsables politiques & d'associations militantes et engagées, des directeur.trice.s et chef·fes de services de médias, ONG, d'établissement d'enseignement et de syndicats  Des chroniques traitant des faits divers, retour sur les émeutes de 2005 à Clichy, médias & intelligence artificielle et rachat de la presse par les magnats milliardaires... Tous les grands entretiens avec les invité.e.s des Assises seront à retrouver chaque jour en podcast sur notre site radiocampus.fr, sur Soundcloud et sur les Radios Campus.   Radio Campus France · Les faits divers à la loupe des Radios Campus aux Assises du journalisme

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Classement Musical

1
Animaru
Mei SemonesAnimaruLabel: Bayonet Records
2
Big Crown Vaults Vol. 4
Bacao Rhythm & Steel BandBig Crown Vaults Vol. 4Label: Big Crown Records
3
Hellastic Mr Pox
TechnopoliceHellastic Mr PoxLabel: Howlin' Banana
4
LiVe
GabléLiVeLabel: Figures Libres Records
5
Liminality
FomiesLiminalityLabel: Taxi Gauche Records
6
Pleasure
Young Gun Silver FoxPleasureLabel: Légère Recordings
7
Goodbye Small Head
Ezra FurmanGoodbye Small HeadLabel: Bella Union
8
Deux
ParadoxantDeuxLabel: Humpty dumpty records
9
A Journey That Never Was
Arthur SatànA Journey That Never WasLabel: Born Bad Records
10
The Fork
Oscar JeromeThe ForkLabel: New Soil
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